Mode: Interview avec Mathilde Clauzet

Mode: Interview avec Mathilde Clauzet

 
Rencontre en interview de Mathilde Clauzet, l'influenceuse à suivre en terme de mode seconde-main.

Photo par @portraits_by_krikor

 1. Quelques mots sur toi pour les personnes qui ne te connaissent pas:

Je suis une créatrice de contenus et influenceuse mode. Depuis quelques temps je suis spécialisée dans la mode éthique et la seconde-main. Je suis complètement nostalgique des années 90-2000, une grande fan de Sex and The City et Buffy, et je suis très vintage Versace et Galliano pour Dior !

2. D'où te viens ton amour pour le vintage?

Je pense que mon amour pour le vintage a commencé avec mon envie de consommer éco-responsable. Je trouvais très peu de marques éthiques neuves qui me correspondaient et me suis alors orientée vers la seconde-main. Je me suis énormément reconnue dans le revival des 90-00s  et c'est devenu évident pour moi d'aimer le vintage, essentiellement les années 90 à 2004, avec quelques inspirations 70 par ci par là. 

Je trouve que d'une manière générale, les vêtements étaient colorés, fun, de meilleure qualité et fabriqués avec de plus belles matières! 

3. Quel est ton rapport avec la mode ? (Fast & Slow Fashion)

J'achète quasiment exclusivement de la seconde-main. J'évite à tout prix la Fast Fashion, cependant je ne me culpabilise pas si je fais un écart. J'achète encore en Fast Fashion mes sous-vêtements (les marques de sous-vêtements éthiques neuves ne sont pour le moment pas à ma porté financièrement et je n'ai pas sauté le pas sous-vêtements seconde-main). Il m'arrive parfois d'acheter une pièce neuve par ci par là, par exemple mon manteau Shrimps que j'ai acheté à la braderie des Galeries Lafayette. Le but est vraiment de faire de son mieux. Le problème est la surproduction et la surconsommation.

4. As-tu des astuces pour chiner des pièces cool ?

Je n'ai pas vraiment d'astuce. J'achète pas mal sur Vinted, chez Emmaus et collabore avec beaucoup de friperies en ligne. A chaque fois, je choisis des pièces coups de cœur, qui en même temps correspondent à mon style.

 Il m'arrive de craquer sur une pièce qui s'éloigne de mon style 90s-00s, mais c'est assez rare. Je ne veux pas acheter une pièce sur un coup de tête, pièce que je ne porterai pas car je ne me sentira pas moi-même dedans. 

Je pense que pour chiner des pièces cools, il faut tout d'abord connaître son style, puis connaître les pièces tendances et les pièces vintage revenues sur le devant de la scène. 


5. Pourquoi aimes-tu tant les années 00-90 ?

Je suis très nostalgique de ces années. Elles représentent pour moi la prospérité, l'insouciance, la liberté. Très peu de chômage à cette époque, l'économie se portait bien, les loyers étaient plus bas.  Il était possible d'avoir uniquement le bac en poche et de devenir chef d'entreprise quelques années plus tard. 


Tout me parait plus dur aujourd'hui, plus violent, plus cher. 

En 2006, un Saddle valait 600€, comment ne peut être nostalgique et même envieuse de cette époque ? 

Je trouve que les relations étaient plus simples aussi à cette époque. Aujourd'hui tout va très vite, on est scotché à son téléphone...

J'aurais aimé avoir un petit téléphone à clapet et travailler pour un magazine de mode. 


6. Ton dernier achat années 90 en seconde-main ?

Une robe fourreau imprimée léopard. J'adore ce motif et suis très heureuse d'oser enfin le porter !

7. Aurais-tu des conseils pour les personnes qui sont encore réticentes à consommer en seconde-main ? 

Consommer seconde-main, c'est consommer moins cher tout en encourageant la circularité des vêtements. C'est un très beau geste éco-responsable. 

Pour les personnes réticentes, pourquoi pas acheter chez des friperies en ligne qui sélectionnent, nettoient et parfois réparent les vêtements chinés ? 

Ça peut être rassurant.  

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